Gaspard Blues
--> «Parce qu'à marcher tout seul dans l'noir, y'a fini par perdre l'espoir. . .»
Gaspard était un étourdi
Il n’avait presque pas d’amis
Passait ses journées à rêver
Du monde qu’il s’était inventé
Il souriait presque jamais
J’l’ai vu une seule fois qui riait
Il n’avait pas réalisé
Que par la blague, y’était visé
Mais aujourd’hui,
Gaspard est parti avec ses soucis
Et nous a laissé en souvenir de lui
Un sourire effacé
Gravé dans nos pensées
L’école l’intéressait pas trop
Ses résultats [é]taient pas très hauts
Après chacune de ses défaites
À’ maison [il] savait qu’y’était fait [e]
Ses parents s’enguelaient tout l’temps
À cause d’leur enfant pis d’l’argent
Il traînait tard dans le quartier
Pour éviter d’y assister
Mais aujourd’hui,
Gaspard est parti avec ses soucis
Et nous a laissé en souvenir de lui
Un murmure persistant
Ignoré trop longtemps
Dans une solitude pesante
Et dans son âme innocente
Il continuait à espérer
Qu’elle allait un jour le r’marquer
Cette fille dont il s’était épris
Faisait pas attention à lui
Y’a jamais osé y parler
Y’aurait peut-être dû essayer
Parce qu’à marcher tout seul dans l’noir
Y’a fini par perdre l’espoir
Qu’un jour tout ce s’rait arrangé
Pis qu’y’aurait p’t’être pu s’en tirer
Mais aujourd’hui,
Gaspard est parti avec ses soucis
Et nous a laissé en souvenir de lui
La trace de notre mépris
Empreinte dans son esprit
Chez lui assis seul dans son lit
Gaspard repensait à sa vie
Qui dev’nait pour lui insensée
Et se dit qu’y’en avait assez…
Il n’avait presque pas d’amis
Passait ses journées à rêver
Du monde qu’il s’était inventé
Il souriait presque jamais
J’l’ai vu une seule fois qui riait
Il n’avait pas réalisé
Que par la blague, y’était visé
Mais aujourd’hui,
Gaspard est parti avec ses soucis
Et nous a laissé en souvenir de lui
Un sourire effacé
Gravé dans nos pensées
L’école l’intéressait pas trop
Ses résultats [é]taient pas très hauts
Après chacune de ses défaites
À’ maison [il] savait qu’y’était fait [e]
Ses parents s’enguelaient tout l’temps
À cause d’leur enfant pis d’l’argent
Il traînait tard dans le quartier
Pour éviter d’y assister
Mais aujourd’hui,
Gaspard est parti avec ses soucis
Et nous a laissé en souvenir de lui
Un murmure persistant
Ignoré trop longtemps
Dans une solitude pesante
Et dans son âme innocente
Il continuait à espérer
Qu’elle allait un jour le r’marquer
Cette fille dont il s’était épris
Faisait pas attention à lui
Y’a jamais osé y parler
Y’aurait peut-être dû essayer
Parce qu’à marcher tout seul dans l’noir
Y’a fini par perdre l’espoir
Qu’un jour tout ce s’rait arrangé
Pis qu’y’aurait p’t’être pu s’en tirer
Mais aujourd’hui,
Gaspard est parti avec ses soucis
Et nous a laissé en souvenir de lui
La trace de notre mépris
Empreinte dans son esprit
Chez lui assis seul dans son lit
Gaspard repensait à sa vie
Qui dev’nait pour lui insensée
Et se dit qu’y’en avait assez…
Commentaires :
Moi, je me souviens que quand on l'a chantée à M.D., personne écoutait et je crois que c'était Michel qui nous avait dit de nous taire...

En réveillant cette mélodie. . .
J'y repense et. . .
C'est l'histoire d'un gars, malheureux. Pas bon à l'école. Des parents qui auraient besoin d'un mode d'emploi. Pas d'argent. Seul. Il se suicide.
Résumé un peu cru, parce que je réalise qu'on a tellement. . .
Et puis, j'y repense. . .
«Passait ses journées à rêver du monde qu'il s'était inventé»
Elle venait de moi celle-là. Avant que je réalise que tout n'est qu'éphémère, même l'imagination.
Nuit d'été. Encore tôt, encore clair. Des murs roses, un lit à deux étages, le rideau à moitié tiré, couchée en diagonale, à moitié sous les couvertures. Un garçon met littéralement un baton dans la roue arrière de ma bicyclette. Et je pars.
Je ne suis revenue qu'un ans et demi plus tard.
Quelques souvenirs.