Dimanche (10/08/08)
Touched
You listen to me. I've been alive a bit longer than you, and dead a lot longer than that. I've seen things you couldn't imagine, and done things I prefer you didn't. I don't exactly have a reputation for being a thinker. I follow my blood, which doesn't exactly rush in the direction of my brain. So I make a lot of mistakes, a lot of wrong bloody calls. A 100+ years, and there's only one thing I've ever been sure of: you.
Hey, look at me. I'm not asking you for anything. When I say, "I love you," it's not because I want you or because I can't have you. It has nothing to do with me. I love what you are, what you do, how you try. I've seen your kindness and your strength. I've seen the best and the worst of you. And I understand with perfect clarity exactly what you are. You're a hell of a woman. You're the one, Buffy.
soufflé par Tea, à 14:49 sur Éclairée par la lune. . ..
Samedi (26/01/08)
vol plané
Le corps au ralenti, les paupières qui se ferment, la tête qui se tait. . .je repousse le sommeil, j'arrête le temps, je nous écoute vivre, doucement, dans le noir.
soufflé par Tea, à 23:13 sur Éclairée par la lune. . ..
Jeudi (10/01/08)
À tous les mots qu'on a fait lire sur un coup de tête
--> et à tous ceux qui ont relu des mots reçus sur un coup de tête
Combien de vérités reste-t-il dans ce que nous avons écrit depuis un bon moment déjà? Quels mots sont encore vrais, dans tous ceux tremblant des vieilles feuilles? Combien de ces phrases font autant mal? Combien de traits reste-t-il après tous les autres mots, les autres feuilles? Est-ce toujours aussi beau? Combien de vérités de ce genre écrivont nous encore pour les mêmes yeux? Qu'effacerions-nous aujourd'hui, en relisant, si ces vieilles feuilles n'étaient pas dans les mains d'un autre?
En espérant qu'il n'y en ait plus, de vérités, de mots trop vrais, de douleur, de traits, malheureusement, c'est toujours aussi beau. Mais on reste dans l'espoir, parce que plus rien nous est adressé. D'ailleurs, on se demande encore pourquoi au moment de tendre la feuille, elle ne s'est pas désistée.
En espérant qu'il n'y en ait plus, de vérités, de mots trop vrais, de douleur, de traits, malheureusement, c'est toujours aussi beau. Mais on reste dans l'espoir, parce que plus rien nous est adressé. D'ailleurs, on se demande encore pourquoi au moment de tendre la feuille, elle ne s'est pas désistée.
soufflé par Tea, à 17:32 sur Éclairée par la lune. . ..
Vendredi (23/11/07)
partie d'un tout
--> dans l'élan, même s'il ne faudrait pas
Je me vois bien à sa place. C'est probablement ce que je veux vraiment, être à sa place. Faire ce que je veux de quelques mètres carrés, pendant un petit deux heures. Faire tout ce que je veux. Tout ce que je peux. Pour aller encore plus loin que ces quelques mètres. Pour me disperser ensuite un peu partout.
Faire ce que je veux, des quelques mètres carrés, de quelques heures, de quelques âmes. Ce que je veux. Ce serait comme une grande toile vierge qu'on offrirait à un peintre, comme une belle feuille blanche et un crayon tout neuf à l'écrivain, comme des feuilles et des feuilles de portés au compositeur, comme un belle pièce d'argile prête à être travaillée au sculpteur, comme une cassette vierge au cinéaste. . . Je veux ces quelques mètres, pour quelques heures. . .
Dans une salle probablement vide.
Qu'avec toi au milieu.
Je me mettrais à rire. Et à pleurer. À inventer tous nos mots. À nous inventer une vie. À imaginer une salle pleine et à leurs raconter mes histoires. Tes histoires. Et il y aurait toi, au premier rang, qui me soufflerais tout mon texte. Quelques mètres, quelques heures. . .
Juste avec toi au milieu d'un monde.
Je te raconte tout ce qui m'épuise, tout ce que je ne te dis pas, tout ce que je veux, et ce que je ne veux surtout pas, tout ce qui m'attire, tout ce qui m'inspire. Je te raconte.
Je me vois bien à sa place, à lui, à chanter ces quelques mots qui m'inondent encore de toi. Quelques mètres, quelques heures, et quand je les aurais, tu seras déjà loin, tu m'auras déjà tuée de m'avoir trop fait rêver.
Faire ce que je veux, des quelques mètres carrés, de quelques heures, de quelques âmes. Ce que je veux. Ce serait comme une grande toile vierge qu'on offrirait à un peintre, comme une belle feuille blanche et un crayon tout neuf à l'écrivain, comme des feuilles et des feuilles de portés au compositeur, comme un belle pièce d'argile prête à être travaillée au sculpteur, comme une cassette vierge au cinéaste. . . Je veux ces quelques mètres, pour quelques heures. . .
Dans une salle probablement vide.
Qu'avec toi au milieu.
Je me mettrais à rire. Et à pleurer. À inventer tous nos mots. À nous inventer une vie. À imaginer une salle pleine et à leurs raconter mes histoires. Tes histoires. Et il y aurait toi, au premier rang, qui me soufflerais tout mon texte. Quelques mètres, quelques heures. . .
Juste avec toi au milieu d'un monde.
Je te raconte tout ce qui m'épuise, tout ce que je ne te dis pas, tout ce que je veux, et ce que je ne veux surtout pas, tout ce qui m'attire, tout ce qui m'inspire. Je te raconte.
Je me vois bien à sa place, à lui, à chanter ces quelques mots qui m'inondent encore de toi. Quelques mètres, quelques heures, et quand je les aurais, tu seras déjà loin, tu m'auras déjà tuée de m'avoir trop fait rêver.
soufflé par Tea, à 22:52 sur Éclairée par la lune. . ..
Mercredi (07/11/07)
faites de beaux rêves. . .
Premièrement, je devrais arrêter de tout relire. C'est une très mauvaise habitude. Deuxièmement, je devrais aller dormir. C'est définitivement la meilleure solution contre le stress, le mal de tête, et la tourmente.
Mais disons qu'on ignore un instant ces deux affirmations, je voudrais dire que:
Mais disons qu'on ignore un instant ces deux affirmations, je voudrais dire que:
Je déteste perdre mes mots. Je garde tout, je relis tout, et je déteste quand quelqu'un jette ou efface mes mots.
D'ailleurs, ça me tourmente encore après plus d'un an.
D'ailleurs, ça me tourmente encore après plus d'un an.
On peut maintenant revenir aux deux affirmations de départ.
soufflé par Tea, à 22:44 sur Éclairée par la lune. . ..
Mardi (09/10/07)
Un tout petit. . .
. . .juste avant. Juste pour dire que. . .
parce que là ça veut vraiment dire quelque chose,
malheureusement
malheureusement
soufflé par Tea, à 22:15 sur Éclairée par la lune. . ..
Jeudi (15/03/07)
Toujours et à jamais
--> [destin, haine et perte de contrôle]
J'comprendrai jamais comment, ni pourquoi. Les gens changent, au fil du temps, et pourtant. . . Il n'y a vraiment aucune logique, ça doit simplement arriver. Ça doit être aléatoire. Dieu doit s'amuser. Tout simplement. . .
Et il doit s'amuser comme jamais en ce moment! Je l'entends presque rire, de moi. . .
Ça doit être éternel ce genre de truc. Et pourtant, les gens changent. Alors. . .comment?
Est-ce que c'était inévitable? Non, mais pourquoi nous? Sérieusement, Il n'a trouvé aucune victime plus intéressante? Sur six millions? J'y crois pas. . .
Ça me rappelle un peu Dawson.
Le redoutable toujours et à jamais.
Et il doit s'amuser comme jamais en ce moment! Je l'entends presque rire, de moi. . .
Ça doit être éternel ce genre de truc. Et pourtant, les gens changent. Alors. . .comment?
Est-ce que c'était inévitable? Non, mais pourquoi nous? Sérieusement, Il n'a trouvé aucune victime plus intéressante? Sur six millions? J'y crois pas. . .
Ça me rappelle un peu Dawson.
Le redoutable toujours et à jamais.
soufflé par Tea, à 19:49 sur Éclairée par la lune. . ..
Jeudi (08/03/07)
Quand la vie se trace un chemin en vous
--> Jamie
On est là, à se regarder sourire et souffrir, à s'observer les uns les autres, chacun dans notre propre voiturette de montagne russe. On est là à se sentir mal tout en bas, et mieux quand un autre est plus bas que nous. On ne reste pas longtemps tout en haut, alors on profite d'une hauteur d'avance sur les autres. Le sentiment si fort de supériorité nous prend d'assaut, et on s'y laisse aller, juste avant que celui de jalousie vienne nous gruger sans qu'on ne le veuille. On est là à vouloir tellement, mais à rester obstinément immobile, à suivre ces rails construits pour nous.
Je n'aime pas les montagnes russes. Le bruit du wagon sur les rails est désagréable, et tout semble trop instable. Je déteste laisser les autres «faire» à ma place. Et ces montagnes russes, elles ont été construites par d'autres, alors comment pourrai-je les aimer. Ça donne mal à la tête en plus. Et les bancs ne sont pas particulièrement confortables. D'accord, il y a de la place pour deux, mais je m'y sens coincée seule, alors à deux. . .Je n'aime définitivement pas les montagnes russes. Et pourtant j'y suis encore assise, à attendre patiemment d'arriver au bout. Bout qui n'existe pas.
Faudrait que je déraille. Que je saute. Mais la peur me tenaille. Peur de tomber trop rudement sur le sol, de me briser quelque chose, de m'érafler les mains. Peur de ce qui pourrait m'attendre en dehors de ces kilomètres de rails. Peur de n'être tout simplement pas capable de sauter. De ne pas avoir assez de force pour faire dérailler ma voiturette.
On est là, à se regarder sourire et souffrir, à s'observer les uns les autres, chacun dans notre propre voiturette de montagne russe. On est là, à jouer au roi de la montagne. On est tellement centré sur nous-même en rapport avec les autres, qu'on oublie de vraiment penser à soi-même.
Je souris, ne sachant plus quoi écrire. Je relis mon titre, mon sous-titre. Ah oui! C'est de ça dont je voulais parler, c'est là où je voulais en venir. J'ai divagué un peu, venant de trop loin [comme d'habitude] pour en arriver à mon idée principale. Donc.
Jamie.
Quand la vie se trace un chemin en vous.
Je voulais simplement dire que. . .un enfant. Je regarde en haut et je vois un enfant. Peut-être même plus qu'un. Je ne sais pas pourquoi j'y pense tellement. (Je risque de juste finir par ne jamais trouver l'homme [d'où le lien avec Jamie], et espérer un enfant du ciel. Ce serait plus simple si les cigognes venaient vraiment nous les livrer. Ou qu'il suffisait simplement de planter un chou.) Donc j'y pense. Et je me suis prise à penser qu'elles vont en avoir avant moi, et que ça va faire étrange. Puis. . .elles vont me manquer. Atrocement. J'ai peur que tout déboule si vite. J'ai peur de trouver une robe, peur d'acheter mon billet pour l'Écosse, et de recevoir ma réponse de UWC. Parce que tout ça représente la fin. Je n’ai pas envie que tout s'arrête; j'ai cette impression que tout vient juste de commencer. Je ne veux pas me retourner une journée et que tout soit simplement différent. Je ne veux pas reconnaître quelqu'un en le rencontrant par hasard dans la rue, je voudrais déjà le connaître.
Et ces enfants devraient tous jouer ensemble. . .
Moins de quatre mois. Et on est encore là à se regarder bêtement sourire et souffrir.
Je n'aime pas les montagnes russes. Le bruit du wagon sur les rails est désagréable, et tout semble trop instable. Je déteste laisser les autres «faire» à ma place. Et ces montagnes russes, elles ont été construites par d'autres, alors comment pourrai-je les aimer. Ça donne mal à la tête en plus. Et les bancs ne sont pas particulièrement confortables. D'accord, il y a de la place pour deux, mais je m'y sens coincée seule, alors à deux. . .Je n'aime définitivement pas les montagnes russes. Et pourtant j'y suis encore assise, à attendre patiemment d'arriver au bout. Bout qui n'existe pas.
Faudrait que je déraille. Que je saute. Mais la peur me tenaille. Peur de tomber trop rudement sur le sol, de me briser quelque chose, de m'érafler les mains. Peur de ce qui pourrait m'attendre en dehors de ces kilomètres de rails. Peur de n'être tout simplement pas capable de sauter. De ne pas avoir assez de force pour faire dérailler ma voiturette.
On est là, à se regarder sourire et souffrir, à s'observer les uns les autres, chacun dans notre propre voiturette de montagne russe. On est là, à jouer au roi de la montagne. On est tellement centré sur nous-même en rapport avec les autres, qu'on oublie de vraiment penser à soi-même.
Je souris, ne sachant plus quoi écrire. Je relis mon titre, mon sous-titre. Ah oui! C'est de ça dont je voulais parler, c'est là où je voulais en venir. J'ai divagué un peu, venant de trop loin [comme d'habitude] pour en arriver à mon idée principale. Donc.
Jamie.
Quand la vie se trace un chemin en vous.
Je voulais simplement dire que. . .un enfant. Je regarde en haut et je vois un enfant. Peut-être même plus qu'un. Je ne sais pas pourquoi j'y pense tellement. (Je risque de juste finir par ne jamais trouver l'homme [d'où le lien avec Jamie], et espérer un enfant du ciel. Ce serait plus simple si les cigognes venaient vraiment nous les livrer. Ou qu'il suffisait simplement de planter un chou.) Donc j'y pense. Et je me suis prise à penser qu'elles vont en avoir avant moi, et que ça va faire étrange. Puis. . .elles vont me manquer. Atrocement. J'ai peur que tout déboule si vite. J'ai peur de trouver une robe, peur d'acheter mon billet pour l'Écosse, et de recevoir ma réponse de UWC. Parce que tout ça représente la fin. Je n’ai pas envie que tout s'arrête; j'ai cette impression que tout vient juste de commencer. Je ne veux pas me retourner une journée et que tout soit simplement différent. Je ne veux pas reconnaître quelqu'un en le rencontrant par hasard dans la rue, je voudrais déjà le connaître.
Et ces enfants devraient tous jouer ensemble. . .
Moins de quatre mois. Et on est encore là à se regarder bêtement sourire et souffrir.
soufflé par Tea, à 15:11 sur Éclairée par la lune. . ..
Samedi (17/02/07)
Juste laisser venir les mots...
--> ...peu importe lesquels...
Tu sais, rien n'est jamais perdu.
S'il me faut écrire, j'écrirai...
S'il me faut écrire, j'écrirai...
Peu importe où quand comment, peu importe pourquoi, s'il me faut écrire, j'écrirai des mots pour faire danser la planète, pour faire rire le soleil, pour faire taire la peur, pour faire couler les larmes, pour faire briller tes yeux...
Je l'aurais jamais écrite si t'avais pas été là...
Toutes les larmes ne sont pas mauvaises, tous les malheurs ne sont pas vains, tout finit toujours par servir... J'aurai au moins fait ça...
J'visite...
Pourquoi est-ce que c'est moi qui ai posé mes yeux sur ces quelques vers, pourquoi moi plutôt que quelqu'un d'autre? Peut-être pour me prouver que j'avais raison d'y croire... Les mots n'abandonnent pas celui qui les caresse...
Tu sais, rien n'est jamais perdu.
Je l'aurais jamais écrite si t'avais pas été là...
Toutes les larmes ne sont pas mauvaises, tous les malheurs ne sont pas vains, tout finit toujours par servir... J'aurai au moins fait ça...
J'visite...
Pourquoi est-ce que c'est moi qui ai posé mes yeux sur ces quelques vers, pourquoi moi plutôt que quelqu'un d'autre? Peut-être pour me prouver que j'avais raison d'y croire... Les mots n'abandonnent pas celui qui les caresse...
Tu sais, rien n'est jamais perdu.
soufflé par Petit ange, à 19:56 sur Éclairée par la lune. . ..
Vendredi (05/01/07)
Et en sortir avant d'se mettre à y croire. . .
«faut rentrer dans l'système avant qu'il nous embarque et puis en sortir avant d'se mettre à y croire»
Petit et grand frère
J'me vois bien sans avenir.
«
J'cultivais des tas d'espoirs
Des enseignants réputés
Qui donnent la soif de savoir
Une grande université
Pour une maîtrise en histoire
Avec ses capacités
Il serait entré haut la main
Dans l'domaine de la santé
Avec ses doigts d'chirurgien
Il aurait pu tout apprendre
Finir diplômé en droits
Parler courement dix langues
Et puis plaider en Chinois
Costume noir ou sarreau blanc
Il aurait eu de la classe
Mon prodige, mon enfant
Mais hélas ...»
Des enseignants réputés
Qui donnent la soif de savoir
Une grande université
Pour une maîtrise en histoire
Avec ses capacités
Il serait entré haut la main
Dans l'domaine de la santé
Avec ses doigts d'chirurgien
Il aurait pu tout apprendre
Finir diplômé en droits
Parler courement dix langues
Et puis plaider en Chinois
Costume noir ou sarreau blanc
Il aurait eu de la classe
Mon prodige, mon enfant
Mais hélas ...»
Lynda Lemay, Le mime
De toute façon je suis pas faite pour une belle carrière.
Je me vois plus avec mon anémie, mes silences et mes sourires, un temps là-bas, puis un autre plus loin, puis un instant chez moi, pour repartir ailleurs.
Mais je peux pas. . .
J'me vois pas dans une routine, j'me vois même plus avec des enfants, ni même avec un homme. J'me vois pas dans un bureau, ni dans une autre foutue salle de classe.
J'me vois juste pas vivre ici.
Mais paraît qu'y'existe rien d'autre. . .
De toute façon je suis pas faite pour une belle carrière.
«Vous irez loin. Nous aussi.»
CSDM
Je me vois plus avec mon anémie, mes silences et mes sourires, un temps là-bas, puis un autre plus loin, puis un instant chez moi, pour repartir ailleurs.
Mais je peux pas. . .
J'me vois pas dans une routine, j'me vois même plus avec des enfants, ni même avec un homme. J'me vois pas dans un bureau, ni dans une autre foutue salle de classe.
J'me vois juste pas vivre ici.
Mais paraît qu'y'existe rien d'autre. . .
soufflé par Tea, à 21:13 sur Éclairée par la lune. . ..
Quelques pas plus tôt