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Jeudi (14/08/08)
arrêt sur image
J'imagine qu'on est juste pas assez clair, la majorité du temps. On dissimule entre les mots tout ce qu'on voudrait vraiment dire. On pense qu'ils vont comprendre, qu'elle va comprendre.

. . .bah, j'imagine que j'ai rien compris, ou très peu. Toi non plus, d'ailleurs, tu ne vois pas souvent ce que je mets entre mes mots. . .

J'avais rien vu, absolument rien. Pourtant Dieu sait (avec la majuscule aujourd'hui, à cause de B probablement) que j'aime relire. Encore et encore (oui, une phrase sans verbe). Je cherche toujours, un sens, un lien, une piste, en vain. Je me cherche toujours. Et puis là, pour rien, je relis une nième fois cette phrase, presque par hasard, et je revois mes mots.

. . .bah, j'imagine que j'ai tout faux, qu'encore une fois je ne suis pas entre tes mots, mais, Dieu qu'ils me mettent à l'envers!
soufflé par Tea, à 00:17 sur Et puis dans le vent!.
Dimanche (10/08/08)
Touched

You listen to me. I've been alive a bit longer than you, and dead a lot longer than that. I've seen things you couldn't imagine, and done things I prefer you didn't. I don't exactly have a reputation for being a thinker. I follow my blood, which doesn't exactly rush in the direction of my brain. So I make a lot of mistakes, a lot of wrong bloody calls. A 100+ years, and there's only one thing I've ever been sure of: you.
 
Hey, look at me. I'm not asking you for anything. When I say, "I love you," it's not because I want you or because I can't have you. It has nothing to do with me. I love what you are, what you do, how you try. I've seen your kindness and your strength. I've seen the best and the worst of you. And I understand with perfect clarity exactly what you are. You're a hell of a woman. You're the one, Buffy.


soufflé par Tea, à 14:49 sur Éclairée par la lune. . ..
Vendredi (11/07/08)
carte postale
Je ne sais pas si c'est le papier légèrement jauni, la photo en noir et blanc, ou les mots eux-mêmes, mais cette carte postale, on aurait dit une veille correspondance d'amies de longue date, peut-être déjà ridées.

Ce l'était peut-être. . .

Ce n'était que de petits mots, posés derrière une belle image, douce, sur un papier vieillot. De petits mots bien alignés. Écrits, pensés, juste pour moi, parfaitement pour moi. Des petits mots simples, doux, de belles idées, légères, sereines. . .

C'était peut-être tout le contraire de nous. . .

. . .ou alors exactement nos coeur déposés sur du papier. . .

soufflé par Tea, à 19:13 sur Et puis dans le vent!.
Jeudi (06/03/08)
J'me sens un peu Cabrel quand j'pense à toi
Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
soufflé par Tea, à 19:41 sur Musique.
Vendredi (22/02/08)
J'visite l'Afrique. . .
--> fatigue, cigarette, carré rouge
Aucune attente. J'veux rien, simplement. J'me fous de son odeur. Je n'cherche rien. Je suis. J'me sens plus loin. Plus loin.
soufflé par Tea, à 23:06 sur Et puis dans le vent!.
Lundi (11/02/08)
«. . .trop»
--> ça résonne, sur un goût de pas assez. . .
Y'aurait pu avoir des tonnes d'articles, y'aurait pu avoir une vraie conclusion à cette série sur l'air, le vol, le vent, . . . mais pourquoi ne pas me préserver un peu, au moins? Un peu. . .
soufflé par Tea, à 18:45 sur Et puis dans le vent!.
Samedi (26/01/08)
vol plané
 

Le corps au ralenti, les paupières qui se ferment, la tête qui se tait. . .je repousse le sommeil, j'arrête le temps, je nous écoute vivre, doucement, dans le noir.

  

soufflé par Tea, à 23:13 sur Éclairée par la lune. . ..
Mardi (22/01/08)
Un peu
Je traîne un peu les pieds, parce que cette journée, je l'aurais bien déplacée. Mais la neige est belle sous la lumière fuyante, et puis j'me tais un peu en marchant dans le froid, alors j'me sens moins pénible. Deux ou trois sourires que je remarque à peine sur la route, et un autre petit bout de chemin d'un pas un peu déçu.

-Veux-tu bien arrêter de t'énerver toi!

Et elle le prend par la main pour ne plus qu'il se mette à courir comme ça, pour un rien.

Je passe presque tout droit, mais relève les yeux à temps. Les marches sont pleines de neige sur laquelle je laisse ma trace de seule visite de la journée. Je lui vole moins d'une minutes de ce qui lui reste, juste dans l'entrée, et puis j'en ressors en vie, des petits gâteaux dans les bras, et une voix qui résonne ben oui là, j'ai toujours peur d'en imposer, t'sé comment j'suis mal avenante!

J'ai les doigts gelés, mais je suis bien, et je me demande comment un si petit bout de vie qui reste peut rayonner autant. . .
soufflé par Tea, à 17:53 sur Et puis dans le vent!.
Vendredi (11/01/08)
temps
Au bord d'une falaise. Un paysage beau à s'y laisser crever s'étend loin devant. L'horizon s'échappe dans son regard essoufflé. Une éternité plus bas, l'eau ne coule plus qu'au rythme de sa vie, par vagues étourdissantes. Au bord d'une falaise. Les pieds dans le vide. Juste envie de se laisser tomber. . .
soufflé par Tea, à 16:55 sur Et puis dans le vent!.
Jeudi (10/01/08)
À tous les mots qu'on a fait lire sur un coup de tête
--> et à tous ceux qui ont relu des mots reçus sur un coup de tête
Combien de vérités reste-t-il dans ce que nous avons écrit depuis un bon moment déjà? Quels mots sont encore vrais, dans tous ceux tremblant des vieilles feuilles? Combien de ces phrases font autant mal? Combien de traits reste-t-il après tous les autres mots, les autres feuilles? Est-ce toujours aussi beau? Combien de vérités de ce genre écrivont nous encore pour les mêmes yeux? Qu'effacerions-nous aujourd'hui, en relisant, si ces vieilles feuilles n'étaient pas dans les mains d'un autre?

En espérant qu'il n'y en ait plus, de vérités, de mots trop vrais, de douleur, de traits, malheureusement, c'est toujours aussi beau. Mais on reste dans l'espoir, parce que plus rien nous est adressé. D'ailleurs, on se demande encore pourquoi au moment de tendre la feuille, elle ne s'est pas désistée.
soufflé par Tea, à 17:32 sur Éclairée par la lune. . ..
Quelques pas plus tôt